« Lutter contre l’islamisme radical » : le livret des députés LR

Islamisme radical : la stratégie des députés LR

Partager l'article

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email

Téléchargez la stratégie des députés Les Républicains pour lutter contre l’islamisme radical en cliquant sur le bouton ci-dessous : 

ÉDITO : 

L’assassinat de Samuel Paty à la sortie de son collège a ému la France entière et contraint ceux qui niaient encore sa réalité à ouvrir les yeux sur l’ampleur de la menace islamiste.

Les derniers attentats terroristes ont confirmé un fait : l’Islam radical attaque l’Europe, et particulièrement la France, pour son mode de vie, son histoire, sa culture et ses valeurs, au premier rang desquelles la liberté.

Notre projet vise à défendre la liberté de s’exprimer, de dessiner et de caricaturer, de s’habiller sans contrainte, de croire ou de ne pas croire. Pour nous, députés Les Républicains, la sécurité et la liberté ne sont pas des ennemis à opposer, et en démocratie, l’une ne peut exister sans l’autre : sans sécurité, la liberté reste une incantation, et sans liberté, la sécurité dégénère en autoritarisme.

Pour nous, députés Les Républicains, défendre la liberté c’est aussi défendre l’exercice des religions qui font vivre la vie spirituelle dans notre pays, et préserver nos associations, maillon essentiel du lien social, dont l’immense majorité ne pose aucun problème et respecte les lois de la République.

Le problème est clair. Il s’agit, pour combattre le terrorisme, de s’attaquer à toutes ses causes et lutter sans faillir contre le communautarisme islamiste qui gangrène des quartiers entiers et fournit un terreau particulièrement fertile pour l’islam politique. S’attaquer à toutes les causes de la radicalisation, c’est aussi ne pas fermer les yeux sur les conséquences d’une immigration sans limite qui a dépassé nos capacités d’intégration et n’a donc pas permis un processus d’assimilation.

Force est de constater qu’une partie minoritaire de la population fait désormais acte de “séparatisme”. Enquêtes après enquêtes, les chiffres sont édifiants. Ainsi, selon l’IFOP, la radicalisation de l’islam s’accélère et 37% des musulmans résidant en France veulent que la laïcité s’adapte à l’islam (+8 points en 8 ans). Ce chiffre monte à 49% chez les musulmans de moins de 25 ans (+ 22 points en 8 ans). Pire encore, l’enquête montre que 27% des musulmans résidant en France souhaitent que la charia s’impose aux lois de la République.

Les experts nous ont appris que le séparatisme est rendu possible à travers plusieurs espaces, exploités par les islamistes. Ainsi, la sociabilité locale, et tout spécialement l’action associative est, dans certains cas, un moteur de radicalisation chez les jeunes.

Or, le projet de loi du gouvernement est lacunaire et ne traite pas du volet de la radicalisation ni de sa prévention : il n’y a aucune disposition sur la question des universités, ni sur celle des hôpitaux ou celle des prisons, pourtant clairement identifiées comme un foyer majeur de radicalisation. Si certains problèmes sont abordés, comme la radicalisation dans le sport, à l’école ou dans l’espace numérique, les mesures envisagées sont largement insuffisantes et ne permettront pas de répondre aux inquiétudes. 

Enfin, comment prétendre lutter contre le séparatisme en ne traitant pas le sujet de l’immigration et de ses conséquences, tant sur la perméabilité de nos frontières aux djihadistes que sur l’impossible intégration républicaine des nouveaux venus dans un contexte migratoire massif et non maîtrisé ?

Nos propositions se fondent sur un travail de fond important, entamé depuis plusieurs années par nos députés, spécialistes de sujets précis comme la radicalisation ou l’immigration, et ayant nourri le débat public par des propositions et des rapports parlementaires. Nos parlementaires ont également lancé, dès septembre, un groupe de travail sur le séparatisme, qui a auditionné de nombreux experts de tous bords, des chercheurs, des institutions, des autorités religieuses et des membres éminents de l’Islam de France.

Nous proposons donc un contre-projet avec des orientations claires et des solutions concrètes et opérationnelles. Si aucun gouvernement ne pourra garantir le risque zéro en matière d’attentats islamistes, il est du devoir de tout législateur de lutter contre la radicalisation de manière la plus exhaustive possible. Notre contre-projet a pour ambition d’éradiquer l’islamisme radical dans toutes ses sphères.

In fine, la recherche de l’exhaustivité est ce qui nous différencie certainement le plus du projet de loi actuel. Car s’il est une chose qui est certaine, c’est que le projet gouvernemental ne permettra pas de dire à la Nation « contre l’islamisme, nous avons tout essayé. »

Les derniers actualités

Damien Abad : « Quand on ne crée pas la confiance, on impose la contrainte »

Le projet de loi comportant les nouvelles mesures anti-Covid doit être examiné cette semaine par le Parlement. Le président du groupe LR à l’Assemblée prône « un meilleur équilibre » sur le pass sanitaire, jugeant les sanctions « disproportionnées ». Il épingle le « défaut d’anticipation » de l’exécutif mais fustige les « slogans haineux » des « antivax ».